Bien squatté · valeur immobilière
Évaluer la valeur d’un bien squatté
La valeur théorique d’un logement libre ne suffit pas lorsqu’un bien est occupé sans droit ni titre. Il faut intégrer la situation réelle du bien, les contraintes d’occupation, son état connu, les délais et le risque accepté par l’acquéreur.
Valeur libre et valeur en situation de squat ne se confondent pas
Un propriétaire peut connaître la valeur de marché de sa maison, de son appartement ou de son immeuble s’il était libre et immédiatement disponible. Mais un acquéreur qui achète alors que le bien demeure squatté tient compte des contraintes qu’il reprend avec l’actif.
L’évaluation doit donc rester réaliste. Elle sert à mesurer ce que le marché peut accepter aujourd’hui, et non à promettre le prix hypothétique d’un bien libéré à une date inconnue.
Les éléments qui peuvent influencer la valeur
Marché local
Valeur immobilière du secteur et potentiel intrinsèque du bien.
Occupation
Nature et durée connue de la situation ainsi que son impact sur l’acquéreur.
État du bien
État connu ou supposé, dégradations documentées et travaux à envisager.
Risque et délai
Temps, incertitudes et contraintes que l’acquéreur averti devra intégrer à sa décision.
Pourquoi faire cette évaluation avant de commercialiser ?
Un prix déconnecté de la situation peut immobiliser davantage le dossier. Une valeur argumentée permet au contraire de décider si une vente en l’état est économiquement acceptable pour le propriétaire et susceptible d’intéresser des acquéreurs adaptés.
Faire étudier le bien et sa valeur
L’étude technique peut intégrer les éléments nécessaires à une appréciation réaliste du dossier. Si une commercialisation est retenue, cette base permet ensuite de préparer la recherche d’acquéreurs.
